Belly Dance
NAIMA AKEF : PREMIERE STAR DE LA COMEDIE
MUSICALE DU CINEMA EGYPTIEN
Naïma Akef. Un nom qui a un caractère magique dans le cinéma
égyptien. Elle a exercé ses talents très tôt, au cirque
d'abord. Dès l'âge de quatre ans, elle s'est mise au music-hall.
Talentueuse, elle a été une artiste complète dans tous les
domaines au cours de sa brève existence avant de s'éteindre à
37 ans. Elle est devenue la première star de comédie musicale
dans l'histoire du cinéma égyptien.
Naïma Akef a mené une vie semblable à un court métrage, brève
mais intense. Entre sa naissance, le 7 octobre 1929, et sa mort,
le 23 avril 1966, Naïma Akef a vécu une vie d'une intense
richesse. A l'âge de quatre ans, elle a commencé à travailler
dans un cirque fondé par son grand-père et dans lequel toute sa
famille s'est produite.
Le cirque ayant fermé, Naïma, âgée de quatorze ans, s'est
dirigée vers la danse, dans des boîtes de nuit. Devenue star, Naïma
a attiré l'attention du réalisateur Hussein Fawzi qui cherchait
une héroïne pour son film "Al-Eïch wal malh" (Le pain
et le sel). Ce film, projeté le 17 janvier 1949, a eu un grand
succès et a aussitôt fait de Naïma Akef, une héroïne. Elle
sera présente pendant dix ans dans tous les films de Hussein
Fawzi ; ils se marient en 1952 et divorcent en 1958.
Naïma Akef est le modèle de l'ambition par excellence,
capable d'évoluer en tout temps, en tout lieu et au moment
opportun. Enfant, elle était la meilleure trapèziste du cirque
familial ; adolescente, elle a vite brillé comme danseuse et elle
est devenue star dès son premier passage devant la caméra. Elle
avait le talent des vedettes de cette époque. Outre ses qualités
de danseuse, elle avait aussi une belle voix et un physique
attirant. Ses traits reflètent un mélange d'affection, de
sympathie et de malice. Son sens de l'humour et son interprétation
chaleureuse lui ont permis de jouer des rôles divers.
Consciente de la responsabilité de l'artiste comme modèle
devant son public, Naïma Akef a appris, dès qu'elle a eu accès
au monde du cinéma, le français et l'anglais et a assimilé les
règles des bonnes manières (l'étiquette).
Au cours de ses quinze ans de vie d'artiste, elle a travaillé
son interprétation, donnant d'elle une image plus mûre et plus
profonde. Elle n'a tout de même pas oublié son rang de star de
music-hall. Dans les années cinquante, ses films au goût
particulier ont satisfait la soif du public égyptien de comédies
musicales et de films de type hollywoodien.
Naïma Akef, grande star du music-hall parlant l'arabe et
connue comme artiste polyvalente revient au music-hall en 1956,
devenant la vedette de la première troupe de danse folklorique,
fondée par le gouvernement égyptien, cette année-là.
En voyage à Moscou au premier festival mondial de la jeunesse,
Naïma Akef y a obtenu le prix de la meilleure danseuse et sa
photo est toujours accrochée au musée du Bolchoï, à côté de
celles des vedettes internationales de la danse.
La maladie s'empare d'elle et elle décède en 1966. Elle a
laissé un nombre de films intéressants et importants dans
l'histoire du cinéma égyptien, qui attirent toujours beaucoup de
monde.
Retour index La Danse Orientale